vendredi 17 avril 2026

 

COUTÉ, BRASSENS ET VILLON AU CHÂTEAU DE LA DOUCETTE À DRANCY DU 2 AU 17 MAI 2026



 

Bonjour,

Avec l’exposition « PAROLES D’IMAGES ! » du 2 au 17 mai, l’association « L’Artelier » de Drancy (93) me fait la joie de m’inviter au château de Ladoucette pour y présenter certains aspects de mes activités d’auteur et de dessinateur.  La chanson tout comme la BD sont des arts hybrides mêlant pour l’une le texte à la musique et pour l’autre, le texte au dessin.



Ainsi pourra-t-on y voir planches de BD, des illustrations et des extraits de textes célébrant la chanson et la poésie, mais aussi des œuvres extraites de mon album consacré à Gaston Couté et d’autres réalisées pour la bio de Villon en BD que je prépare actuellement.



Cette exposition s’inscrit dans celle que propose « L’Artelier » et La ville de Drancy.



Vous êtes convié(e) samedi 2 mai au vernissage à partir de 14h30




Le dimanche 3 mai, à 16h avec Jean Foulon, chanteur et guitariste du groupe « Le P’tit crème », nous présenterons notre projection commentée-chantée « Villon, Couté, Brassens : Intemporels et parallèles » dans la salle multimédia du château. Cette projection est constituée de mes dessins, de commentaires mettant en exergue les rapports saisissants entre les trois poètes et leurs œuvres. De nombreux extraits de chansons et de textes viennent illustrer le propos.

L’entrée est libre.



L’expo « Paroles d’images ! » et celle de « L’Artelier » dans le cadre somptueux du château de Ladoucette dureront du 2 au 17 mai.

Les visiteurs qui le souhaiteront pourront acquérir mes livres et se les faire dédicacer.

J.P JOBLIN

Château de Ladoucette à Drancy (93) ouvert de 13h à 18h. Fermé les lundis et les 8 et 14 mai.



mercredi 25 mars 2026


EXPO CINEM'ARTS À PAVILLONS-SOUS-BOIS                                                          DU 13 MARS AU 5 AVRIL 2026



 






samedi 28 février 2026

 

Laurence Kleinberger « IL FAUT CACHER LES ENFANTS ! »


J’ai précédemment présenté Laurence Kleinberger que j’ai sacrée « Reine de la déconne stylée » dans « Les heures joyeuses ».

Avec son nouveau livre « Il faut cacher les enfants ! » c’est une tout autre Laurence qui nous propose un documentaire constitué d’une suite de témoignages sur les heures sombres de la guerre et la traque des juifs parmi lesquels se trouvaient des membres de sa famille.

Pour qui a eu la chance, comme moi, de côtoyer longtemps ses grands-parents – et même ses arrière-grands-parents   – avec qui j’ai pu travailler, rigoler, chanter, danser, chahuter aller au cinéma, au café, aux comices agricoles, aux feux d’artifices –   … il est difficilement imaginable de ressentir ces amputations familiales qui font que pépé, mémé, tonton, tata, ont été assassinés et n’ont laissé pour trace que quelques photos, quelques écrits, quelques souvenirs… 

Dans un style limpide, simplissime, Laurence Kleinberger, a transcrit, des témoignages, des enregistrements de souvenirs…

On pourrait se demander si après des milliers d’ouvrages traitant de la Shoah, un tel livre avait une raison d’être. L’autrice elle-même s’est posé la question. Pourtant la chaleur, l’humanité qui émane de l’ouvrage et surtout l’évocation des enfants cachés, en fuite, en perdition, avec la peur au ventre, en redoutant la mort qui cogne aux portes, la mort qui soulève des trappes, la mort qui soupçonne, mais que parfois l’on berne et à laquelle on échappe par astuce, par courage ou par… hasard, en font un document historique très instructif. Et puis l’Histoire ainsi vue à hauteur d’homme regorge d’histoires palpitantes et parfois même drolatiques comme cette petite bible sur les pages de garde de laquelle Romain Kleinberger a noté une blague digne de Marcel Gotlib (lui-même fils de déporté) ou des Monty Python.

Et puis, il y a les Justes, des gens tout simples, simplement humains, qui sauveront de la barbarie d’autres humains, parents et enfants. Des gens tout simples, comme la lumineuse Mariette, âgée de cent ans que Laurence  a retrouvée et interviewée tout récemment.

En lisant ce livre, je pensais à Gainsbourg qui racontait comment il avait dû s’éloigner de l’institution scolaire où il se trouvait pour éviter une rafle. On lui avait dit de filer dans la forêt, donné une hache et recommandé de dire qu’il était le fils d’un bûcheron s’il était interpellé. Joann Sfar a filmé cette séquence dans son excellent « Gainsbourg, vie héroïque ». Je pensais également à Pierre Barouh qui dans l’émission « À voix nue » sur France Culture racontait comment, alors qu’il était caché dans une ferme en Normandie où les allemands avaient fait une descente pour traquer des juifs et les maquisards, il avait trouvé refuge, dans le lit d’une des gamines de la famille qui l’avait planqué sous ses draps. Un des jeunes soldats chargés d’inspecter les chambres et intrigué par la bosse que formait le Pierrot sous l’édredon, le découvrit. L’allemand, lui fit signe de se taire, rabattit les draps et revint vers les officiers en disant qu’il n’avait rien trouvé… Deux fois « ouf ! » Impossible d’imaginer l’histoire de la chanson sans Gainsbourg et Barouh, ce merveilleux ambassadeur français de la bossa et de la samba. Ce sont des étincelles d’humanité, d’intelligence et de bonté qui brillent dans cette nuit poisseuse.

À revoir également, le très beau film de Pierre Granier-Deferre « Le train » avec une Romy Schneider et un Jean-Louis Trintignant bouleversants.

Le livre de Laurence Kleinberger donnera à réfléchir à tous les anciens enfants qui transposeront leurs fragilités et leurs angoisses d’autrefois avec celles des mômes que décrivent les témoins.

Je suis évidemment très content d’avoir pu à nouveau signer la couverture d’un livre de Laurence.

« Il faut cacher les enfants » Laurence Kleinberger – éditions Transmettre



 

samedi 7 février 2026

 

L’ASSOCIATION LES ARTS ET LE PARC DÉPARTEMENTAL DU SAUSSET PRÉSENTENT :

EXPOSITION « PORTRAITS DE FEMMES »

à la Maison du Parc Claire Corajoud du 20 février au 8 mars 2026



l’association LES ARTS célèbre les femmes. Qu’elles soient célèbres ou inconnues, … qu’elles soient inscrites dans la réalité ou dans l’imaginaire… Louise Michel… Marie-Curie… Marlène Dietrich…et bien d’autres qui exercèrent et exercent des activités singulières comme l’exploratrice Isabelle Eberhardt, la spationaute Claudie Haigneré ou encore comme la luthière Agathe Bejerano Calderon…



 Le vernissage du 20 février 2026  accueillera le choeur « Changer d’airs » qui interprétera plusieurs chansons sur le thème des femmes avant de s’élancer vers de nouvelles représentations de leur spectacle « La femme du soldat inconnu » …



La fin de l’exposition sera marquée, le dimanche 8 mars, à l’occasion de « La Journée Internationale des Droits des Femmes » par un atelier dessin dans lequel les membres de l’association « Les Arts » aideront les participants à réaliser le portrait d’une femme ayant marqué son époque dans un domaine d’expression ou par son implication dans des causes diverses.




samedi 24 janvier 2026

 

JOURNÉE DU SAMEDI 7 FEVRIER 2026 – JOBLIN -  LA BD de A à Z  (… et au-delà ! ) à la Médiathèque de Crégy-lès-Meaux



C’est toute la journée du 7 février qui sera consacrée à l’art de la BD à la médiathèque de Crégy-lès-Meaux .

Le matin, de 10hà12h, j’animerai une projection commentée en m’appuyant sur mes travaux et en évoquant quelques « classiques » comme Moebius, Juillard, Goscinny…pour décrire le processus de réalisation d’un album de l’idée originelle à la publication. Tous les aspects seront traités (scénario, narration par l’image, découpage, mise en place, composition, crayonnés, bulles, lettrage, encrage, mise en couleurs, conception d’une couverture…) Bref, tout ce qui vous aidera à élaborer une bande de quelques images l’après-midi, sera ainsi exposé.



De 12h à 13h, je dédicacerai mes livres tout en présentant mes futurs projets.






De 14h à 16h, les participants à l’atelier se verront proposer une page de scénario d’après laquelle ils devront réaliser un strip, c’est-à-dire une suite de plusieurs images pour lesquelles, ils devront utiliser de la documentation, procéder au découpage, envisager la composition des images et les enchaînements de plans, faire les crayonnés et l’encrage en noir et blanc.







De 16h à 17h – nouvelle séance de dédicace



 

Pour ADO-ADULTES , à la médiathèque de Crégy-lès-Meaux, 21 rue Antonio Vivaldi - 77124 CREGY LES MEAUX le 7 février 2026.

Pour toute la journée ou matin ou après-midi : Accès libre sur réservation  au 01 60 24 64 38 ou   mediatheque.cregy@paysdemeaux.fr https://www.mediatheques.paysdemeaux.fr/cregy

 

samedi 20 décembre 2025

 

« LES HEURES JOYEUSES » par Laurence Kleinberger / illustration de couverture : Joblin 



Des gens qui prennent la pose, y’en a plein.

Des gens qui tiennent la prose, y’en a moins.

Laurence Kleinberger fait assurément partie de cette deuxième catégorie.

D’ailleurs de prose, il en est fortement question dans son nouveau roman. … De prose et de plumeau car il y est démontré que l’un ne va pas sans l’autre… et même que l’un va dans l’autre.

J’ai évoqué précédemment la truculence, la fantaisie et l’inventivité louftingue de la Laurence,  toutes ces qualités servies par un style cousin de celui d’un Boris Vian ou d’un Bertrand Blier – un vrai style, quoi… -

Et j’ai toujours le même plaisir à illustrer les couvertures de ses livres.

Dans « Les heures joyeuses » que vit un trio féminin ; entre deux déconnades, affleure l’angoisse existentielle de l’être aux autres, de cette saloperie de temps qui passe et qui casse tout : les rêves, la beauté, la jeunesse, les apparences… car, comme le disait Brassens : « le temps est un barbare dans le genre d’Attila » (« Les lilas »).

Alors, pour bien nous consoler, la Kleinberger nous a concocté un cocktail du tonnerre de Spritz, une histoire abracadabrantesque, une poilade majuscule, un vrai livre de Noël ! À l’instar de tonton Hitchcock qui excellait à nous faire sursauter de terreur quand on s’y attendait le moins, l’auteuse vous promène gentiment par la barbichette et vous colle soudain une petite baffe amicale. Comme ça… pour rigoler… Vous portez la main à votre joue, elle est déjà en train de vous botter le fion façon clown.

Des surprises, des galipettes, des virevoltages, des voltefaces, des libertés, des fausses pistes, des renversements de situations, de l’inattendu. Y’a tout ça sous le crépitant clavier de Laurence. Ça emballe ! Ça déménage ! Ça embraye ! Ça tressaute ! Ça détale ! Il se pourrait même qu’elle ait écrit le premier roman quantique, tant l’imaginaire, la réalité, l’imaginative se télescopent comme autant de multivers. On y croise même « Juliette, la chanteuse », à moins que ce ne soit son fantôme…

Laurence arrive à retranscrire cette drôle de sensation onirique qui fait que dans un rêve, lorsqu’on rencontre quelqu’un que l’on connaît bien, nous lui parlons tout en nous disant que cette personne ultra familière ne ressemble pourtant qu’un peu à celle que nous côtoyons dans la vraie vie…

Moi je sais que les écrits de l’autrice se nourrissent de vrais morceaux d’existence - ce qui rend la lecture encore plus savoureuse - et puis il y a cette réflexion sur le fait même d’écrire tout en nous livrant une (des) histoire(s) gigogne(s)… Des reflets de reflets… Des tiroirs dans les tiroirs… Quand l’imaginaire génère de la réalité, de l’irréalité et … de l’hilarité !  Les sous-entendus, les blagues, les remarques amusées et amusantes ; tout ça tombe comme une grêle de bulles. Ça fait POP et PATAPOP ! Ça fait POUP POUP PEE DOUP !  Ça pulse et ça fait des fois PROUT au nez de la vie terne.

J’ai parlé de Vian et de Blier ;  on peut convier Perec et Buzzati tant le livre-même devient le sujet, l’objet de lui-même dans une fin tout à fait stupéfiante et décoiffinouillante qui aurait fait éclater de rire un Frédéric Dard, lui qui s’amusait à un imprimer certaine page de San Antonio en lui faisant opérer une rotation horaire, puis la page suivante à l’envers, puis la suivante en rotation horaire à nouveau, puis la suivante en anti-horaire… avant de recommander au lecteur de cesser immédiatement sa lecture s’il se trouvait dans un train sous peine de passer auprès des autres passagers pour un fou qui confond un bouquin avec un volant…  

C’est bien dans ce genre de magasin de farces-et-attrapes que se déroulent « Les heures joyeuses » .

Le livre de Laurence Kleinberger est comme un cake généreux plein de fruits confits et déconfits… Un délictueux délice dont le Woody Allen de « La rose pourpre du Caire » lui aurait refilé la recette.

C’est étonnant !  C’est épastrouillant !

Des gens qui prennent la pose, y’en a plein.

Des gens qui tiennent la prose, y’en a moins.  Laurence Kleinberger est de ceux-là.

« Les heures joyeuses » par Laurence Kleinberger MVO Editions Livres Blancs

#laurencekleinberger #jeanpierrejoblin #mvoeditiolivresblancs #fantaisie #comedie #roman #rigolo